« la relecture du message génétique »
En novembre 1977 dans LA RECHERCHE
Qui copie beaucoup se trompe souvent... Comment expliquer dès lors le très faible taux d'erreur de la réplication génétique ? Quels sont les mécanismes garantissant l'intégrité du message ? Pourquoi sont-ils parfois défaillants ? C'est à des travaux de physiciens que l'on doit les premières réponses à cette question clef du vivant, approfondie depuis - mais non épuisée - par la biologie.
Il y a un quart de siècle, la fidélité de la duplication du programme génétique au cours des générations était une énigme. Il paraissait en effet impossible, ne serait-ce qu'en raison de l'agitation thermique, qu'un processus physique simple soit à même de faire aussi peu d'erreurs : moins d'une sur un milliard de signes lors de la duplication de l'ADN, une sur dix mille lors de sa traduction en protéines.


