La sentinelle moléculaire de la biodiversité

Identifier chaque espèce présente à partir d'une goutte d'eau ou d'une pincée de terre, sans jamais croiser l'organisme : c'est ce que permet l'ADN environnemental. Véritable « police scientifique » de la nature, l'analyse de ces molécules révolutionne notre compréhension de la biodiversité présente et passée.

Prélevons un simple échantillon d'eau dans un lac. À l'échelle moléculaire, celui-ci est d'une densité biologique colossale. Il contient bien sûr des micro-organismes, mais il recèle aussi le matériel génétique de cellules microbiennes mortes et d'organismes plus grands, à travers les cellules de l'épiderme, du mucus, des gamètes ou des déjections qu'ils laissent dans l'environnement. L'ADN environnemental (ADNe) est ce mélange, cette « soupe » génétique que l'on retrouve dans l'eau, le sol, l'air ou les sédiments, et où coexistent le vivant microscopique actif, les traces des macro-organismes de passage, et les organismes fantômes du passé (1).

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