Le cerveau, une des clés pour comprendre les acouphènes

Longtemps considérés comme un simple trouble de l'oreille, les acouphènes apparaissent aujourd'hui comme un phénomène bien plus complexe, impliquant le cerveau, l'attention et les émotions. Les neuroscientifiques cherchent à comprendre pourquoi certaines personnes entendent ces «sons fantômes» et, surtout, pourquoi certains en souffrent fortement quand d'autres n'y prêtent guère attention.

Une personne sur six perçoit régulièrement des acouphènes, ces sifflements ou bourdonnements entendus en l'absence de stimulation sonore externe (1). Déjà décrits dans les textes médicaux de l'Antiquité, notamment chez Hippocrate (2), ils restent bénins pour la majorité des personnes mais peuvent devenir très invalidants pour d'autres, entraînant troubles du sommeil, difficultés de concentration ou altération de l'humeur. Les traitements actuels – prothèses auditives, générateurs de bruit ou thérapies cognitivo-comportementales – permettent parfois d'atténuer la souffrance, sans agir directement sur les mécanismes à l'origine du phénomène. Mieux comprendre les processus biologiques impliqués dans ces « sons fantômes » apparaît donc essentiel afin d'améliorer la prévention et de mettre au point de nouvelles approches thérapeutiques.

TROUBLES DE L'HUMEUR, QUALITÉ DU SOMMEIL, NIVEAU DE STRESS...

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